
Voici les portraits de nos hôtes réalisés au cours de la deuxième étape de notre tour d’Europe.
Suite à notre périple dans la péninsule ibérique en 2022 et 2023, cette année 2024, nous sommes partis vers les îles du Royaume-Uni et de l’Irlande.
Après avoir traversé la Manche, à notre descente du ferry Calais-Douvres le 9 juillet, nous hésitions entre partir à l’ouest vers les Cornouailles ou bien rester sur la côte est. Un fort vent nous a aidés à nous décider, mieux valait ne pas l’avoir de face.
Résultat, nous avons longé la côte est vers le nord, avec tout d’abord un petit crochet en direction de Londres. Un peu après, les gens du coin se sont récriés devant notre choix car, en commençant notre boucle dans ce sens, nous allions nous retrouver en Irlande et au Pays de Galles au pire moment : à l’automne, sous des trombes d’eau et nous n’y verrions rien.
Ces mauvais augures se sont révélés faux. Une fois sur place, les Gallois nous diront que nous avons une chance phénoménale et qu’ils n’avaient jamais vu cette époque de l’année aussi ensoleillée avec un ciel bleu ajouté aux magnifiques couleurs automnales.
Mais revenons à nos premiers jours dans le Kent, en Angleterre, qui ont été bien difficiles pour nous, et sur la route (avec la conduite à gauche !) et au niveau de l’accueil. Nous avons souvent été surpris par le très mauvais état des routes ainsi que leur étroitesse aggravée, parfois, par le non-entretien des haies qui les bordent et, même à vélo, il nous était difficile de croiser les énormes voitures que les gens conduisaient (Land Rover et cie).
Quant aux habitants, nous avions énormément de mal à les rencontrer. Les fermes que nous voyions au loin étaient inapprochables du fait des barrières qui y menaient, fermées dès la route. Les locaux avec qui nous échangions nous rassuraient : « Ne vous inquiétez pas, plus vous irez vers le nord, meilleur sera l’accueil ».
Ce qui s’est effectivement vérifié. Il est vrai qu’aux environs des capitales et près des bords de mer, c’est souvent difficile de trouver où planter notre tente. Par la suite, ça s’est bien amélioré et nous avons fait de bien belles rencontres comme d’habitude.
Le thème sur lequel nous travaillions, « La première révolution industrielle et son héritage au Royaume-Uni » a aussi joué en notre faveur ; un sujet qui a vivement intéressé les gens et il n’était pas rare qu’ils nous recommandent des lieux à visiter.
Pour ce qui est des photos, les sujets de sa Majesté sont des modèles qui posent sans difficulté et avec souvent beaucoup d’humour. On ne se rappelle pas que des personnes aient refusé que nous prenions, vite fait, une petite photo d’elles. Même comportement agréable chez les Irlandais.
À la fin de notre séjour, nous avons beaucoup eu recours à WarmShower (la plateforme d’entraide entre cyclistes pour l’hébergement) à cause du mauvais temps (de la neige à Bristol par exemple).
Un grand Merci à toutes celles et ceux qui nous ont accueillis et qui ont participé à la constitution de cette série.