UK : Sur la route de l’héritage industriel #1

Plage et attractions d’Adventure Island. En arrière-plan sur la mer, la plus longue jetée de plaisance du monde, avec possibilité de monter dans le train qui la parcourt. Southend-on-Sea. Essex, Angleterre. Royaume-Uni – 19 Juillet 2024.

Bonjour,

Si nous avons choisi en illustration de ce nouveau post ce diptyque balnéaire, c’est qu’il nous a fait penser à Martin Parr, le célèbre photographe disparu récemment. Nous avons lu qu’il adorait faire des photos à la plage car c’est un lieu où il n’allait pas petit. Dans l’hommage qu’elle lui a rendu, l’agence photographique Magnum (où il était très actif) a publié des témoignages de ses pairs, dressant le portrait d’un photographe aussi brillant que généreux (à lire ici).

Ces deux photos ont été réalisées en 2024, au tout début de notre périple au Royaume-Uni sur les traces de la première révolution industrielle. Il y a quinze jours, nous avons mis en ligne les portraits que nous avions fait de nos hôtes d’outre-Manche. Comme convenu, cette fois-ci, nous révélons la première partie de cette enquête documentaire, dont la publication en ligne devrait s’étaler sur 3 mois environ. Voici le lien de cette nouvelle galerie.

À part ça, la nouvelle année a commencé en fanfare, mais d’une manière pas des plus réjouissantes avec le permanent show Trump : Trump et le Venezuela, Trump et le Groenland, Trump et Cuba, Trump et l’Iran (dont la population en rébellion contre le régime des mollahs se fait actuellement massacrer à huis clos), Trump et la Russie, Trump et sa « propre moralité », Trump et l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) à Minneapolis actuellement, Trump et les dossiers Epstein, etc. Où cela va-t-il mener les États-Unis (vers le totalitarisme ?) et le monde (vers encore plus de violence, de spoliation, d’humiliation, de confusion et de misère ?). Et puis l’Europe qui apparaît, une fois de plus, démunie, aphone et dépendante. Elle est encore dans l’impasse, selon de nombreux observateurs. Tout comme la France d’ailleurs, qui, à ce jour, n’a toujours pas décidé de son budget pour l’année 2026.

Cet état de fait nous inquiète (comme sûrement beaucoup d’entre vous). Toutefois, on continue à essayer de suivre l’actualité au jour le jour.

Parfois, il peut nous arriver d’en rire, comme avec François Morel (qui reprend, on trouve, un peu la veine de la troupe des Deschiens) dans une chronique radio humoristique. À noter que Les Deschiens furent accusés de se moquer des gens et des pauvres, à l’instar de Martin Parr en son temps. Même si nous comprenons l’argument, il n’est pas valable à nos yeux ; tous deux manient l’ironie avec talent et s’amusent plutôt de nos travers, de notre humaine condition.

Souvent, ces derniers jours, pour se consoler et se donner de l’énergie quand même, nous passons la discographie de l’immense Mavis Staples dans notre home studio où nous travaillons dur au tri des photos rhénanes. À 86 ans, la doyenne de la soul (qui a commencé avec les Staples Singers dans les années 1960) vient de sortir un nouvel album remarquable, intitulé : « Sad and Beautiful World ». Elle y chante, entre autres, des titres de Tom Waits, Leonard Cohen, Jeff Tweedy, excusez du peu ! Dans le morceau « Hard time », composé par Gillian Welch, le refrain dit : « Les moments difficiles ne me dicteront pas leur loi ». Nous ne connaissons pas cette dernière musicienne mais, à coup sûr, dans les jours qui viennent nous irons jeter une oreille à sa musique.

Pour conclure, nous mettons en lien ici une émission de radio, agréable à écouter, sur les débuts de la photographie dont le bicentenaire va être bientôt célébré. On y parle évidemment de Nicéphore Niépce, de Louis Daguerre, de William Henry Fox Talbot et d’Hippolyte Bayard.

Une bonne quinzaine à vous,

Hélène et Thomas