– Capture d’écran d’une possibilité d’itinéraire (Albi-Antalya) pour notre prochain périple à travers l’Europe. – Capture d’écran (faite à partir du site en ligne FranceBalade) de la carte « Le Monde Grec Antique ». France – 31 Mai 2026.
Bonjour,
C’est fait ! Hormis toutes les photos de nos hôtes, l’ensemble des images de la campagne 2025 pêchées au bord du Rhin (que ce soit en Suisse, Autriche, Liechtenstein, Allemagne, Pays-Bas) et puis sur le chemin du retour en Belgique et France sont triées et organisées. Manque encore à la Miss Hélène quelques légendes à rédiger mais on touche au but.
Depuis quelques jours, Toto s’est lancé dans une sorte de grand brainstorming pour essayer de déterminer plus précisément les contours de la nouvelle étape du tour d’Europe que nous avons entrepris depuis 2022. À savoir, les péninsules italienne et balkanique.
C’est toujours une période très prenante car, après avoir gentiment rêvassé pendant des mois à tout ce que nous pourrions faire, il faut maintenant s’appliquer le principe de réalité auquel on revient toujours. Soit un temps considéré comme long de nos jours (5 à 6 mois), mais tout de même limité compte tenu de notre moyen de locomotion qui est, certes génial, mais plutôt lent (pas tant à cause de faiblesse physique que de tous les moments consacrés aux rencontres et au hasard) : donc un temps limité qui demande une rationalisation de nos trajets. Cette mise à plat lui prend bien la tête et il alterne entre des moments de grande excitation puis de découragement, car de nombreux renoncements (de destinations) sont nécessaires.
Parmi les découvertes récentes qui l’ont mis en joie, il y a cette plateforme en ligne de carte numérique des routes romaines lancée par des chercheurs à la fin de l’année dernière, une sorte de Google Maps pour circuler dans le monde antique ! Elle révèle près de 300 000 km (299 171,31 km !) de routes principales et secondaires couvrant la zone de l’Empire romain à son apogée, vers 150 apr. J.-C. Le projet Itiner-e décrit en détail ici est passionnant et déjà très abouti comme vous pouvez le constater. Il sera amendé au fur et à mesure, en fonction des contributions de chacun.
À première vue, c’est un bon exemple de ce que peut donner la rencontre de l’histoire/géographie et des technologies dans le meilleur des cas. Ici une petite vidéo présentant le projet et là, une plus longue (30 minutes) avec une interview de Gérard Coulon, archéologue, écrivain et historien.
Il est vrai que nous avions comme idée première de suivre la Via Appia, « la première autoroute du monde » reliant Rome à Brindisi. Elle est vue comme la porte de l’Orient où circulait au fil des siècles les éléphants d’Hannibal, les légionnaires romains, les esclaves de Spartacus, les chars des empereurs, les croisés en route pour Jérusalem, etc. Mais de là à savoir comment nous allions nous débrouiller en pratique pour nous repérer…
Cette application nous sera très utile à travers le Latium, la Campanie, la Basilicate et les Pouilles, mais aussi auparavant pour se rendre à « la Ville Éternelle », même si, c’est bien connu : « Tous les chemins mènent à Rome ». Elle pourrait également être d’une grande utilité ensuite en Sicile, en Grèce, peut-être en Albanie et peut-être même un peu en Turquie, dans la région de l’Asie mineure où l’on retrouve beaucoup de vestiges gréco-romains (cf carte de droite).
Ceci, évidemment si nous validons l’option de nous rendre à vélo à une nouvelle COP (la Conférence des Parties concernant les enjeux climatiques mondiaux). Cette COP numéro 31 aura lieu à Antalya à la mi-novembre. À noter que si nous y allons, nous ne serons pas les seuls à nous y rendre à vélo. Un « COP Bike Ride » (un raid à vélo, ou relais cycliste entre les villes où se déroulent les COP Climat) est organisé pour la 3e année consécutive. Voici des infos pour y participer si vous le souhaitez. Hé ! Pour les plus courageux, le départ est de Bélem !
Nous avons donc du temps devant nous, mais pas trop en fait, car si à vol d’oiseau il y a un peu plus de 3 000 bornes (cf carte de gauche), nous savons d’expérience qu’avec tous les détours qu’on pourrait être amenés à faire, c’est plutôt 7 ou 8 000 km qui nous attendent. D’ores et déjà, nous avons ajouté, l’italien, le grec et le turc dans le menu des langues du site !
Une autre cartographie (plus modeste au demeurant) qui nous a mis en joie, c’est celle faite par notre cher webmaster Jim, pour réaliser le plan du site. Il l’avait tout d’abord poétiquement appelée Carte en Arbre.
Elle lui a permis de modifier (sans s’y perdre !) les slugs de toutes les pages afin d’offrir normalement plus de visibilité à notre travail sur la toile. En la regardant de plus près, à tort ou à raison on s’est dit que, malgré bien des difficultés et la très grande variété des thèmes documentés depuis 20 ans, nous ne nous sommes pas trop égarés sur les chemins de traverse. Et indépendamment de la qualité, une certaine cohérence pouvait même s’en dégager. Voir les choses sous cet angle nous permet de garder au final lou moral !
Vous trouverez dorénavant ce plan du site en bas de chaque page (Pied de page). Placé ainsi, nous avons lu que cela devrait améliorer le référencement naturel du site et de fait stimuler énormément les robots d’indexation qui avait tendance à nous snober ! On vous dira dans quelques mois si tout ce travail aura eu un effet significatif sur la fréquentation du HTC & JIM’s Website. Dans tous les cas, encore et toujours, un grand Merci à lui !
(Wikipédia : « Le slug en journalisme est un label court, identifiant de façon unique un article ; et, par extension en publication web, un court texte dans une URL et facilement compréhensible à la fois par les utilisateurs et les moteurs de recherche pour décrire et identifier une ressource. »)
Il y a une semaine, nous avons reçu un nouvel objectif (un grand angle) acheté d’occasion. Et bientôt nous devrions en recevoir un autre, de plus longue focale, toujours acheté d’occasion (avec l’argent de l’ordi défectueux qui nous a été remboursé). Toto a craqué : il n’en pouvait plus de constater sur le terrain qu’il était généralement moins bien équipé que les touristes en vacances (et on ne parle même pas de la comparaison avec les professionnels !). Les deux objectifs, sans être le top du top, sont connus pour avoir un très bon piqué (netteté) dans toute l’image (et pas qu’au centre) et d’avoir un rendu des couleurs très proche de la réalité.
Nous avons pensé qu’ainsi, il y aurait moins de travail de post-production à faire une fois rentrés à la maison, que cela suffisait de travailler avec seulement un caillou acceptable (un 35 mm) et un autre très poussif (un zoom 18-55 mm). Aussi, les économies française et mondiale étant ce qu’elles sont, quitte à être appauvri, autant que ce soit de notre faute plutôt qu’à cause d’une stagflation ou autre. Au moins, les nouveaux achats nous permettront de travailler plus confortablement à l’avenir !
Nous terminerons cette fois-ci encore en musique mais aussi, une fois n’est pas coutume, par une citation. Elle est de Paul Valéry. Depuis un moment, on le retrouve souvent dans nos recherches. À part quelques poèmes au lycée dans nos Lagarde et Michard, nous n’avons jamais rien lu de lui et c’est un regret. Comme pour beaucoup d’autres écrivains, l’envie est là de les découvrir mais le temps manque. Difficile d’allier une activité de photographe documentaire plutôt intense et voyage intérieur avec la lecture des grandes œuvres.
Nous aimons bien les précautions oratoires qui sont prises et puis le propos, discutable donc, qui date évidemment (européocentré), nous stimule l’intellect pour notre prochaine campagne. Quelle proposition de définition des Européens pourrions-nous faire à l’aube du XXIe siècle ?

Enfin la musique, et encore une fois avec Il Francese, le plus italien de nos auteurs-compositeurs français préférés. Un disque live posthume de Jean-Louis Murat vient de sortir, quasiment 3 ans jour pour jour après sa mort soudaine le 25 mai. Il contient 14 morceaux dont un inédit : Hello you, en deux parties qui résument à merveille les deux ambiances (recueillies et émouvantes puis pêchues) qu’il y avait dans les concerts de sa dernière tournée. Son titre : Tour de France 2022. Vous pouvez le découvrir ici dans son intégralité et l’acheter là.
Mention spéciale à des titres comme La pharmacienne d’Yvetot, Chacun sa façon, Marilyn et Marianne, La princess of the cool, Battlefield, Frankie, Où Geronimo rêvait, Le chemin des poneys et puis pour en revenir à l’Italie : Taormina. On y entend la grande alchimie du groupe, son intensité, et toute l’aisance du songwriter à la guitare et au chant qui, comme Bob Dylan, ne jouait jamais les chansons à l’identique d’un soir à l’autre. On pourrait ajouter le prémonitoire Arc-en-ciel, une reprise très touchante de L’Arcobaleno d’Adriano Celentano, qu’il chantait en concert simplement accompagné de quelques notes de piano. Nous avons lu qu’elle n’a pas pu figurer sur le disque faute d’accord avec les ayants droit (ici vous trouverez la version originale).
Bon, on croit avoir déjà mentionné le blog d’un passionné, très utile pour ceux qui voudraient aller plus loin. Cela fait des années que Pierrot recense avec indépendance et sérieux (mais sans se prendre au sérieux !) l’actualité muratienne : tout ce qui se dit ou s’écrit autour du poète musicien de la Bourboule, aujourd’hui disparu mais très vivant encore dans les mémoires de ses admirateurs et dans cet ultime album.
De nombreux livres ont paru aussi. Pour n’en citer que deux, le premier (honneur aux collègues) est celui du photographe Frank Loriou qui a produit une petite dizaine de couvertures d’albums du champion auvergnat et qui signe encore la dernière. Le deuxième, que nous n’avons pas encore lu, est sur la chanson Foule romaine (en écoute ici) qu’il étudie en détail. Il a reçu de nombreuses critiques très positives et nous avons apprécié une émission de radio où son auteur, Antoine Couder, est interviewé.
Félicitations aux musiciens (Denis et Yann Clavaizolle ainsi que Fred Jimenez) qui l’ont accompagné, et un grand Merci à toutes les personnes qui ont rendu possible ce nouvel opus de JLM !
Une bonne quinzaine à vous,
Hélène et Thomas
PS : Parmi tout ce que nous avons lu ou écouté en travaillant ces deux dernières semaines nous reste en tête (même si nous ne partageons pas toujours toutes les idées émises) :
– Une interview radio de Giuliano Da Empoli et Gilles Gressani portant comme titre : « Trump, Poutine, Xi, les seigneurs de la tech, comment résister aux prédateurs ? ». Ils reviennent notamment sur la première encyclique du nouveau pape américain Léon XIV, dans laquelle il affirme que “l’intelligence artificielle exige aujourd’hui d’être désarmée” et sur la puissance nouvelle de la Chine dont on ne parle pas suffisamment. Ici vous trouverez une émission plus longue d’analyses de l’encyclique, Magnifica humanitas (magnifique humanité).
– Une autre interview radio avec Vincent Hugeux et Thierry Vircoulon intitulée « Tournée africaine d’Emmanuel Macron : le bilan de deux mandats ».
– Encore une émission qui analyse, elle, la situation au Royaume-Uni après la déroute du Labour (parti de centre gauche à gauche) du 7 mai et la percée historique de Nigel Farage (extrême droite).
– Deux émissions de radio (ici et là) qui se demandent si nous savons encore dialoguer.
– Trois liens concernant l’offensive culturelle de Bolloré vue à travers les affaires Grasset et Canal +. Le premier est une émission Extremorama que nous aimons suivre, le deuxième est une interview de l’historien Jean-Noël Jeanneney dans la presse magazine et le troisième est une tribune de l’écrivain Éric Reinhardt, (soit dit en passant, un grand fan de JLM).
– Une discussion radiophonique entre Régis Debray et Sylvain Tesson animée par Alain Finkielkraut sur la droite et la gauche et une conversation chez Lapérouse où l’écrivain et éditeur Charles Danzig parle de son passage de la droite vers la gauche.
– Des liens qui concernent le dôme de chaleur qui touche l’Europe, et particulièrement la France, si tôt dans la saison. D’abord la climatologue Françoise Vimeux qui dans une émission radiophonique alerte « sur la situation climatique de l’Europe qui a encore vu sa température augmenter l’an dernier ». Ensuite une émission intitulée « Climat 2050 : le chaos ? » avec Magali Reghezza-Zitt et Nathanaël Wallenhorst. Puis enfin, un article de presse nous apprenant l’existence du film documentaire encensé dit-on par la critique, de Helena Molin : « Strejkarna » (Les grèves scolaires), sorti en salle en Suède le 15 mai 2026, qui « raconte la mobilisation d’une douzaine d’adolescents, à l’origine du mouvement Fridays for Future, né en 2018 ».
– La mort d‘Edgar Morin, le vendredi 29 mai à l’âge de 104 ans. Nous avons souvent mentionné le sociologue et philosophe français dans ce site. Voici une série d’entretiens avec Laure Adler que nous avions écoutés à l’époque (en 2011, sur France Culture). Dans les jours qui viennent, nous écouterons et nous lirons les hommages qui lui seront consacrés. Voici la première émission qui se demande : « Que représente sa disparition dans l’histoire des idées ? ».