Capture d’écran d’une autre possibilité d’itinéraire (Plan 2 : Albi-Antalya) pour notre prochain périple à travers l’Europe. France – 14 Juin 2026.
Bonjour,
L’avantage du statut de photographe freelance (indépendant) c’est qu’on est assez libre dans ce qu’on choisit de faire ou de ne pas faire. On peut aussi, comme dans le post précédent, annoncer en fanfare un itinéraire de voyage pour les 5 ou 6 prochains mois à venir et puis revenir tranquillement 15 jours après avec presque un tout autre programme que voici :
On laisse de côté provisoirement la péninsule italienne et la Grèce pour plutôt partir découvrir la péninsule balkanique. Le plan 1 nous a paru finalement trop ambitieux, surtout avec une deadline (date limite) au 9 novembre si on voulait assister au début de la future COP31 d’Antalya en Turquie.
On se garde le Mezzogiorno italien et le Péloponnèse pour quand on aura plus de temps devant nous. L’idéal serait de partir en avril ou en mai et rentrer à la fin de l’automne. Avec le Plan 2, il y aura moins de détours à faire, ce qui nous permettra de flâner davantage. Un plus quand on pratique la photographie documentaire.
Sur la capture d’écran de l’itinéraire qui illustre ce post, il est indiqué 4 603 km. D’expérience, on sait qu’on doit multiplier au moins par 1,5 pour avoir une estimation à peu près correcte de l’effort qui nous attend. Il nous faudra sûrement gravir à nouveau quelques cols alpins si on veut aller à la source du Pô (au pied du mont Viso dans le Piémont), fleuve que l’on a décidé de suivre jusqu’à son embouchure dans l’Adriatique, près de Venise.
On a déjà suivi des fleuves ainsi, sur toute leur longueur, dans la péninsule ibérique à 5 reprises et puis le Rhin l’an passé. Dans les Balkans, on pense ne pas rester trop sur la côte (où pourtant il y a la véloroute 8). Depuis des années, on a en tête quelques idées de reportages, plus dans les terres, que l’on ne dévoilera pas aujourd’hui. D’abord parce qu’elles ne sont pas encore très précises et surtout pour vous laisser les découvrir au fur et à mesure du voyage, si on les mène à bien. Il nous est déjà arrivé sur place, que parfois des sujets de reportages non prévus s’imposent à nous et que d’autres que l’on avait envisagés ne se fassent pas.
Le point d’arrivée en Turquie reste Antalya. Comme on l’a écrit début juin, la COP31 aura lieu là-bas du 9 au 20 novembre. Et on s’est dit qu’il serait bien de reprendre à cette occasion le travail de documentation entrepris à partir de la COP de Paris en 2015. Voir ici nos reportages et lire là un article du 11 juin nous informant des résultats d’une étude d’un consortium international de 73 chercheurs de 17 pays sur le changement climatique en cours : le seuil le plus ambitieux de l’accord de Paris (qui était de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °Cd’ici la fin du siècle, par rapport à l’ère préindustrielle) devrait être dépassé dans les quatre prochaines années.
Ensuite on verra si avant de rentrer on prend un ferry pour Chypre. Après-demain, on devrait s’élancer. L’itinéraire ne devrait pas trop changer maintenant, enfin on l’espère ! Car les brainstormings c’est assez épuisant à la longue. Ils génèrent une anxiété, voire de l’énervement qui n’est pas très utile, du moins pour nous.
Depuis que nous nous sommes lancés dans la photo, nos reportages, nous les préparons très peu en amont. Et jusqu’à présent, on estime (peut-être à tort d’ailleurs) que cette façon de faire ne nous a pas trop mal réussi. Au fil des ans, on se rend compte qu’une des choses les plus difficiles c’est de garder la fraîcheur des débuts. Trop planifier et se mettre à stresser démesurément, surtout pour des questions professionnelles ou d’organisation nous paraît, à 50 ans passés, pas très sage.
Allez, on vous laisse pour ce soir. On est dans la famille pour les au revoir !
Ce n’est pas le lieu ou le moment de jouer aux blogueurs intarissables sur notre travail ou un monde qui (comme nous mettait déjà en garde l’ONU en 2023) suit une trajectoire dystopique.
Juste un peu d’utopie avec le rapport qui vient de sortir sur la justice mondiale à l’horizon de 2100 ; rapport mené par Thomas Piketty et un collectif international de chercheurs (un livre est prévu pour le mois de novembre). On traduit de l’anglais les premières lignes de ce rapport : « Le Global Justice Report tente de présenter une nouvelle vision du progrès mondial au XXIe siècle : ancrer le développement humain et l’égalité dans l’habitabilité planétaire. Il explore les conditions dans lesquelles le monde pourrait évoluer vers cet horizon et trace un parcours de transition économiquement et écologiquement cohérent de 2026 à 2100 ». Ici une interview TV assez courte de l’économiste et là une interview radio plus longue en compagnie d’un des coauteurs Lucas Chancel.
RIP (Requiescat in pace) Areski Belkacem, le compagnon et alter ego de Brigitte Fontaine (musicien que Toto a tant aimé à ses débuts avec le grand Jacques Higelin), David Hockney (qui présentait encore une nouvelle expo à Mons intitulée « Le Chant de la Terre » quand nous sommes passés en Belgique fin 2025) et Marjane Satrapi dont la disparition à l’âge de 56 ans nous a serré le cœur.
Bonne quinzaine à vous,
Hélène et Thomas