– Pêcheurs à l’embouchure de la Vjosa avec l’Adriatique. À l’horizon, l’historique et militairement stratégique île de Sazan, très convoitée actuellement. Albanie – 12 Octobre 2026.
– Pêcheurs en train de réparer « un filet endommagé par la tempête de vendredi », nous disent-ils. Embouchure de la Vjosa avec l’Adriatique. Albanie – 12 Octobre 2026.
Mirëmëngjes,
Un post bref pour cette quinzaine. Des journées de pluie avec parfois de forts orages ainsi qu’une histoire extérieure au voyage ont un peu contrarié notre avancée et altéré notre moral. Quoi qu’en disent certains, nous n’avons rien de « héros » ni de « warriors » !
Le fait de voyager, de changer d’endroit pratiquement chaque jour, de voir beaucoup de choses, laides ou belles, ne rend pas étanches et insensibles à tout ! Souvent, c’est vrai, cela aide à prendre du recul mais cela peut aussi vous isoler.
Que dire, que faire quand vous êtes loin, très loin même et de surcroît sur un vélo ou sous une toile de tente ? Quel poids aura votre parole ou votre cri alors qu’il est si facile de vous renvoyer à votre absence ?
Le silence est donc peut-être préférable.
Pour paraphraser Dylan dans une de ses grandes chansons du nouveau millénaire : « Ain’t talking, just biking ! ».
Dans un peu moins d’un mois maintenant va commencer la COP 31, à Antalya. Normalement nous y serons. Après celle de Glasgow (la COP 26 en 2022), on pensait en avoir fini avec la couverture de ces Sommets mondiaux pour le Climat mais non.
Au printemps, on s’est dit qu’on se devait d’y être à nouveau pour la documenter, tant l’inertie mondiale nous paraît inconcevable.
Ici, vous trouverez un article de presse qui relève que les événements climatiques de cet été n’ont eu aucune traduction politique. Là, dans une radio publique, une intervention puissante de Dominique Bourg pour dire, peu ou prou, la même chose.
Sinon, ces 15 derniers jours, nous avons roulé vers Podgorica (ex Titograd -ville de Tito), la capitale du Monténégro puis Tirana (celle de l’Albanie) avant de rejoindre l’Adriatique tout près de Vlora, à l’embouchure du fleuve Vjosa exactement.
Maintenant, nous avons attaqué sa remontée et si tout va bien, dans quelques jours nous serons dans les montagnes en Épire (où vit encore un des premiers peuples d’Europe, les Illyriens) pour y photographier sa source. Ici, là et là il est possible de voir en photos un peu de ce qui nous attend.
Ensuite, il est prévu de mettre la gomme et d’aller dare-dare au port du Pyrée (Athènes) prendre un bateau pour Rhodes, puis un autre plus petit pour la Turquie.
Voyons si nous arriverons à Antalya avant le 9 novembre, date du commencement de la COP 31. Sur le papier c’est possible mais dans les faits ?
That’s all folks ! Vous aurez compris que notre temps est compté maintenant (alors mieux vaut dormir pour être en forme demain !) et que, sans qu’il faille s’inquiéter à notre sujet, nous n’avions pas trop cette fois-ci la tête à bloguer.
Encore un grand Merci à nos derniers hôtes : Vlado, Veljko et Vera avec Dragana, Samir et leurs enfants, Michael et Gerd (2 motards allemands qui ont partagé leur salle de bain avec nous), Mediha et Moharam avec la petite Selma qui a assuré la traduction, l’élégant Niko et Zeleha, Vjollca et Dylaver, Bashkim et Zena, Sofijë et Çelo, Ilian et Meri, Kimete, Anita et son fils.
Une bonne quinzaine à vous !
Helen dhe Thoma